7 octobre 2011

Candle in the Wind

Environ deux secondes après avoir quitté Apple, Steve Jobs a quitté ce monde. Pas vraiment surprenant, même si on peut quand même se demander s'il est parti trop tard, si c'est le fait, justement, d'être parti, ou si ce sont les 5% perdus par les actions Apple à la suite de la présentation de l'Iphone 4S qui ont mis un terme prématuré à son existence.

En passant sur Facebook, grand observatoire de notre monde, je tombe immédiatement sur une illustration des Geeks qui me donne la mesure du deuil que connaît la communauté internationale. La télé diffuse, au journal de 20h, un reportage émouvant sur l'utilisation funéraire de l'application bougie disponible sur la plupart des jouets Apple. Ici et là, au milieu des gerbes de fleurs, des flammèches numériques tremblotent dans une brise de pixels, vibrant hommage au génie visionnaire que fut le leader de la Pomme.

J'ai peut-être l'air un peu sarcastique... En réalité, je ne suis pas plus ravie que ça d'apprendre sa mort (qui s'égale par ailleurs, de façon quasi certaine, à la mort de l'entreprise). Sans lui - et j'entends déjà d'ici les historiens de l'informatique se récrier - on peut tout de même craindre une certaine perte de dynamisme dans l'évolution de nos jouets. Evidemment, je sais que Steve Jobs n'a ni inventé l'ordinateur, ni le téléphone portable. Mais le fait était qu'il avait toujours une nouvelle - et excellente - idée, et que les autres lui couraient après en espérant pouvoir s'offrir une part du gâteau qu'il sortait à chaque fois tout chaud du four. 

Grâce a lui, on avait toujours mieux, toujours plus rapidement, de moins en moins cher. Pas indispensable à la survie de l'espèce mais, à tout prendre, pourquoi ne pas en profiter hein? 

Mais revenons à Facebook. Aux antipodes du deuil des Geeks, je tombe sur le statut déchirant de quelqu'un qui semble déjà en avoir marre du battage médiatique autour du décès de notre pâtissier. On sent le traumatisme lié aux trois mois de diffusion non-stop de l'intégrale de Michael Jackson refaire surface. On met le holà avant que Fatal Bazooka ne se lance dans une ode au Pommier Disparu! :

"Mais qu'est ce qu'on s'en fout de Steve Jobs?"

C'est vrai qu'à l'heure de la crise économique/politique/sociale, à l'approche de la fin du monde de 2012 (que tous ceux qui n'ont pas encore reporté cette date sur leur calendrier le fassent maintenant, il faudrait pas manquer ça...) on pourrait se poser la question. Après tout, plus personne ne peut se payer de Mac, de nos jours.

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